Océan, traduction, frénésie littéraire d'une rive à l'autre. Attrapez la vague au vol !

L'Âge d'Or, José Martí

Hors-collection

SUR CE TITRE

LIRE UN EXTRAIT

JOSÉ MARTÍ

DOSSIER DE PRESSE

BORDÉES

COMMANDER

José Martí

L'Âge d'Or

Revue n°1

1ère éd. 2012

68 pages

17 x 25 cm

15 euros

ISBN : 979-10-90127-17-3

Édition de luxe, tirage limité,

reliure cousue main. Quatre volumes.

 

Jeunesse. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Marie-Charlotte Bonnot, Julia Cultien, Alexis Dedieu & Magali Homps

Ajouter au panier

Édition soignée, reliée à la main

Les quatre numéros de L'Âge d'Or ont fait l'objet d'une édition à tirage limité, reliée à la main. À l'occasion de la première traduction en français, des gravures originales ont été reprises, et accompagnent des illustrations contemporaines de la dessinatrice Lucile Balanzat. Voir virtuellement les premières pages du premier volume ici. Voir les étapes du façonnage sur le blog des éditions.

 

Les quatre volumes peuvent très bien se lire de façon indépendante et dans un ordre non-chronologique.

Résumé

L’Âge d’Or, revue destinée à la jeunesse latino-américaine, a été entièrement conçue et réalisée par le cubain José Martí à la fin du XIXe siècle, alors qu’il œuvrait aussi à l’indépendance de l’île.

La revue, inédite à ce jour en français, propose au lecteur de courts essais aux thèmes aussi variés que l’histoire des maisons dans le monde, le récit des exploits des principaux Libérateurs de l’Amérique hispanique, ou le compte-rendu d’une visite à l’Exposition universelle de Paris de 1889. Mais on y trouvera aussi des poèmes et des contes parfois adaptés d’autres langues et d’autres cultures, et des illustrations d’époque ou contemporaines.

Par sa diversité, par sa volonté de faire connaître et de partager ce qui vient d’ici comme d’ailleurs, L’Âge d’Or est à l’image des ambitions de L’atelier du tilde : offrir aux lecteurs francophones des textes classiques provenant des cultures hispaniques qui trouvent toute leur place dans les débats et les questionnements d’aujourd’hui aussi bien que des textes d’auteurs contemporains encore méconnus en Europe et sur l’espace francophone.

Sommaire de ce volume

Introduction, par Alejandro Herrera Moreno, p.5

Aux enfants qui liront L’Âge d’Or (préambule), p.11

Trois héros (récit), p.14

Deux miracles (poésie), p.20

Petit doigt (conte), p.21

À chacun sa tâche (poésie), p.39

L'Iliade d’Homère (récit), p.40

Un jeu nouveau et d’autres plus anciens (article), p.52

Bébé et Monsieur Pompeux (conte), p.58

La dernière page, p.62

Table des illustrations, p.65

Consulter le volume suivant

Trois héros

 

On raconte qu’un jour un voyageur est arrivé à Caracas à la nuit tombée et qu’avant même d’avoir secoué ses vêtements de la poussière des chemins ou demandé où il pouvait manger et dormir, il voulut savoir comment se rendre auprès de la statue de Bolivar. Et on raconte que le voyageur, seul au milieu des grands arbres odorants de la place, pleurait face à la statue, qui semblait se mouvoir comme un père à l’approche de son fils. Le voyageur fit bien, car tous les Américains doivent aimer Bolivar comme un père. Bolivar, et tous ceux qui luttèrent comme lui pour que l’Amérique appartienne à l’homme américain. À tous : au héros célèbre et au simple soldat, héros anonyme. Et même en deviennent beaux, les corps de ces hommes qui se battent pour que leur patrie soit libre.

La liberté, c’est le droit de tout homme d’être digne, c’est pouvoir penser et parler sans hypocrisie. En Amérique, on ne pouvait être digne, ni penser, ni parler. Un homme qui tait ce qu’il pense ou qui n’ose pas dire ce qu’il pense, n’est pas un homme digne. Un homme qui obéit à un mauvais gouvernement sans œuvrer pour que celui-ci soit meilleur, n’est pas un homme digne. Un homme qui se contente d’obéir à des lois injustes et qui permet que le pays qui l’a vu naître soit foulé par les hommes qui le maltraitent, n’est pas un homme digne. L’enfant, dès qu’il est capable de penser, doit penser à tout ce qu’il voit, il doit ressentir la souffrance de tous ceux qui ne peuvent pas vivre avec dignité ; il doit travailler pour que tous les hommes puissent vivre dignement et doit devenir un homme digne. L’enfant qui ne pense pas à ce qui se passe autour de lui et qui se contente de vivre sans savoir s’il vit dignement, est semblable à un homme qui tire profit du travail d’un vaurien, et il est en passe de devenir lui aussi un vaurien. Certains hommes sont pires que les bêtes, parce que les bêtes ont besoin d’être libres pour vivre heureuses : en captivité, l’éléphant refuse d’avoir des petits ; le lama du Pérou s’écroule sur le sol et se laisse mourir quand l’Indien lui crie dessus ou qu’il lui fait porter une charge plus lourde que celle qu’il peut supporter. L’homme doit au moins être aussi fier que l’éléphant et le lama. Avant l’avènement de la liberté, on vivait en Amérique comme les lamas portant une charge trop lourde. Il fallait donc se débarrasser de cette charge ou mourir.

[...]

José Martí (1853-1895), peut-être plus connu comme voix politique cubaine majeure de la fin du XIXe siècle, a beaucoup œuvré pour l’Indépendance de l’Île, prêchant l’unité des Amériques hispaniques et la nécessité de forger des nations d’hommes et de femmes libres pourvus d’un jugement critique fondé, tout en dénonçant l’impérialisme naissant des États-Unis. Mais c’est aussi un grand poète, précurseur du modernisme, un conteur et un essayiste au souffle puissant et harmonieux, un orateur persuasif, un journaliste curieux et attentif aux évolutions multiples et complexes du monde, un pédagogue hardi, et un lecteur insatiable dont l’importance ne peut être que soulignée tant son œuvre et son action résonnent encore aujourd’hui.

 

Aux éditions de L'atelier du tilde :

 

// Petit doigt (2011)

 

// Les deux rossignols & La crevette enchantée (2011)

 

// L'Âge d'Or (2012-2013)

 

Télécharger le dossier de presse de ce titre

Section en travaux, repassez prochainement

La polysémie du mot bordée nous a semblé propice à héberger un certain nombre de prolongements thématiques en relation avec ce titre : la bordée, qu'elle soit un terme de navigation maritime, ou bien l'incitation à une escapade collective, élargit le hublot par lequel on (a)perçoit l'autre rive. Vous trouverez dans cette section des articles, médias ou entretiens susceptibles de faire écho au texte publié.

Section en travaux, repassez prochainement

Payer en ligne cet achat

Pour acheter nos ouvrages via notre site internet, il vous suffit de vous promener sur notre catalogue et de remplir votre panier.

Le paiement se fait via PayPal (paiement PayPal ou par carte bancaire). Il est donc complètement sécurisé.

Nous garantissons des délais d'expédition extrêmement brefs.

Payer par chèque

Vous pouvez passer commande en nous écrivant via le formulaire de contact, voire directement à l'adresse mail des éditions (contact@atelier-du-tilde.org) ou bien par téléphone (06 77 11 07 37)  Votre commande sera expédiée après réception de votre paiement (chèque ou virement).

 

En librairie

Tous nos ouvrages sont référencés sur les bases de données professionnelles.

Toutes les librairies de France sont donc à même de les commander même s'ils n'ont pas nos livres en boutique.

Nous garantissons l'efficacité et la rapidité de l'expédition.

 

Pour accéder à la liste de nos librairies partenaires, cliquez ici.

Ce qu'en disent les médias

// Émission La Gourmandise d'Eva Bester, France Inter,

20 mai 2014

Chronique radiophonique sur l'un de nos titres effectuée à l'antenne par la chroniqueuse : il s'agit de L'Âge d'or, de José Martí

 

ENTENDRE

Tous droits réservés L'atelier du tilde / Alexis Dedieu

Dernière mise à jour : printemps 2015