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Animaux domestiques, Alejandra Costamagna

Collection Tadeys

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ALEJANDRA COSTAMAGNA

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Alejandra Costamagna

Animaux domestiques

1ère éd. 2011

124 pages

13 x 19 cm

15 euros

ISBN :  979-10-90127-09-8

Édition soignée, tirage limité,

reliure cousue main, couverture tissu sur kraft.

 

Récit. Traduit de l'espagnol (Chili) par

Julia Cultien & Magali Homps

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Résumé

Avec Animaux domestiques, Alejandra Costamagna nous plonge dans l'univers du quotidien. Avec un style à la fois simple et direct, une écriture minutieuse et dense, elle nous livre de petites histoires, les destins de gens ordinaires, des situations banales. « Les personnages qui m’intéressent sont tous des perdants, parce que la vision du monde de celui qui cherche quelque chose m’intéresse, et que ceux qui sont en haut en général ne cherchent plus rien», explique-t-elle. C'est qu'Animaux domestiques aborde de front la précarité des relations humaines, affectives. Il y a dans chaque nouvelle, ce que l'on nous dit, non sans une certaine pointe d'humour : la peur, la maladie, l'hôpital, les liens familiaux, les rapports amoureux, la banalité du quotidien, et ce que l'on devine entre les lignes, ce que l'on ressent imperceptiblement, et qui trouve un écho en nous, parfois avec une certaine violence. « Le monde de Costamagna est toujours distillé, pathétique et rond, et il y a chez elle une épouvantable détermination à nous rappeler que la vie est ainsi, remplie de petits tracas et de problèmes en sourdine, de situations ridicules, d'une succession de frustrations, de temps morts dont il n'est pas vrai qu'ils soient morts, d'erreurs impardonnables, et de chiens, de chats, d'oiseaux » écrit Andrea Palet. « Avec les animaux, il y a une affection brute, primitive », confie Alejandra Costamagna, et ici, ils ont une place à part. À la fois protagonistes et témoins, ils constituent souvent l'ultime refuge de leurs maîtres. Enfin, dans l'univers de l'auteure, il y a le Japon, distillé par petites touches, cet autre côté qui vient nous rappeler, allégoriquement, qu'une autre vision est possible.

Ce qu'en disent les médias

// El Mercurio, Chili,

7 avril 2012

"Alejandra Costamagna: La lengua vive en distintos idiomas".

La journaliste Sara Bertrand parle de la collaboration entre A. Costamagna et L'atelier du tilde, de notre travail de traduction et d'édition.

 

LEER

Impossible de quitter la Terre

[...]

Elle vit avec sa sœur, elle va bientôt avoir 20 ans, et maintenant elle va mourir. En principe, elle a deux options : laisser le chirurgien l’ouvrir et tenter d’arranger les choses, ou ne rien faire. Si elle ne fait rien, le plus probable est que les cellules dégénérées la dévorent tranquillement dans sa chambre d’hôpital. Et si elle laisse le chirurgien l’ouvrir, elle a à nouveau deux options : s’en tirer ou empirer. Cinquante-cinquante. Si ça empire elle a à nouveau deux possibilités : finir comme une plante verte ou traîner partout avec elle une poche, comme ces gens qui promènent leur chien et qui ramassent toutes leurs déjections. À ceci près qu’elle, elle serait à la fois le maître et le chien, avec sa poche sur le dos tout le temps. Une fin bien triste et bien trop réelle pour quelqu’un comme Julieta, la sœur de Raquel, fatiguée d’avaler cette tisane sucrée qu’on lui a laissée sur la table de nuit. Fatiguée, surtout, du bavardage de sa propre sœur.

– Les Japonais vivent douze heures avant nous et ça les rend par définition plus éveillés, affirme Raquel, assise sur le banc destiné aux visiteurs, serrant son sac, prête à partir en courant de l’hôpital.

Peut-être que la jeune femme a besoin de se transporter vers un autre hémisphère ou que c’est une manière détournée de se souvenir de son père – elle est tellement fascinée par les Japonais –, et maintenant elle raconte qu’on est en train de limiter l’usage de l’air conditionné dans les administrations : vingt-six degrés de température minimum en été et vingt degrés maximum en hiver. Le premier ministre du Japon a même demandé aux hommes de ne porter ni costume ni cravate en été pour éviter d’avoir chaud inutilement, jure Raquel. Et Julieta suppose que sa sœur invente tout. Qu’est ce que ça peut bien lui faire, à elle, ce qu’ils font avec le froid ou le chaud de l’autre côté du monde : elle ne portera jamais de kimonos, ne marchera jamais pieds-nus sur des dalles nacrées, comme l’avait peut-être fait son père, lors de son dernier voyage en Orient. Elle ne verra jamais le Japon, même de loin. Julieta n’atteindra jamais l’âge de vingt ans et sa sœur va se retrouver seule comme une pousse de bambou.

[...]

Alejandra Costamagna (Santiago du Chili, 1970) est journaliste et diplômée de littérature. Elle a publié les romans En voz baja [À voix basse] (Prix Jeux Littéraires Gabriela Mistral en 1996) ; Ciudadano en retiro [Habitant à Retiro] (1998) ; Cansado ya del sol  [Désormais las du soleil] (2002) ; Dile que no estoy [Dis-lui que je n'y suis pas] (finaliste du Prix Planeta - Casa América en 2007) ; Naturalezas muertas [Natures mortes] (2010). Elle a également publié les recueils de nouvelles Malas noches [Mauvaises nuits] (2000), Últimos fuegos [Derniers feux] (2005), Animales domésticos [Animaux domestiques] (Prix Meilleures œuvres littéraires inédites, décerné par le Conseil national du livre et de la lecture en 2011).

Elle a écrit pour des revues comme Gatopardo, Rolling Stone et El Malpensante.

En 2003, elle a obtenu la bourse de l'International Writing Program de l'Université de l'Iowa, États-Unis.

Son œuvre a été traduite en italien et en coréen. En 2008, on lui a décerné en Allemagne le Prix Littéraire Anna Seghers du meilleur auteur latino-américain de l'année.

Animaux domestiques (L'atelier du tilde) est son premier livre traduit en français.

 

Aux éditions de L'atelier du tilde :

 

// Animaux domestiques (2011)

 

// Natures mortes (2012)

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Dernière mise à jour : printemps 2015