Océan, traduction, frénésie littéraire d'une rive à l'autre. Attrapez la vague au vol !

Le roi bourgeois & L'oiseau bleu, Rubén Darío

Collection Les petits plis

SUR CE TITRE

LIRE UN EXTRAIT

RUBÉN DARÍO

DOSSIER DE PRESSE

BORDÉES

COMMANDER

Rubén Darío

Le roi bourgeois

& L'oiseau bleu

1ère éd. 2011

16 pages

12 x 28 cm

25 euros

ISBN : 979-10-90127-00-5

Édition de luxe à tirage limité, coffret numéroté en tissu sur carton plume, texte en accordéon sur papier ivoire. Intérieur papier Vivaldi au choix bleu, gris ou framboise

 

Contes. Traduit de l'espagnol (Nicaragua) par Julia Cultien & Magali Homps

Ajouter au panier

Résumé

Dans le prologue qu’il écrivit pour la première édition de Azul... (1888), voici ce qu’Eduardo de la Barra dit sur Le Roi bourgeois et L’Oiseau bleu

 

« [Il y a dans Azul...] ces trois tableaux, une petite trilogie : « Le Roi bourgeois », « Le Voile de la reine Mab » et « La Chanson de l’Or ». Regardez-les bien.

Vous voyez ? Leur protagoniste est le Poète, toujours le Poète, seul, méconnu, abandonné, affamé, presque un mendiant, et, cependant, comme Colomb, il a tout un monde dans la tête. Le bourgeois devenu roi, maître de l’or et du pouvoir, voit le poète et le place en dessous de ses laquais, là-bas, parmi ses oiseaux, où il tournera sans cesse la manivelle de son orgue de barbarie !... C’est une nuit rigoureuse d’hiver; la salle du festin brûle comme une braise d’or ; par ses fenêtres, s’échappent des bouffées de lumière et des explosions de joie ; là, on jouit et on rit ; là, on applaudit follement les bêtises ampoulées d’un rhétoricien !... Et dehors, quelle ironie !, la neige, la faim, le désespoir bourgeois... le poète qui meurt à la lumière des étoiles mélancoliques.

Vous avez compris ? Ce poète, ce génie qui passe sans être vu à côté des grands de son temps, qui vit en souffrant et meurt de chagrin et de froid, a beaucoup de noms, il s’appelle Homère, Camoens, Le Tasse, Shakespeare, Cervantes... Comparez ces fronts humbles touchés par le doigt de Dieu, avec les têtes hautaines couronnées par la main de l’homme ou du caprice !...

Vous avez là l’éternelle histoire de l’or bourgeois écrasant le talent et celle de l’inspiration enchaînée à la misère ; vous avez là l’universalisation de l’idée exprimée poétiquement.

Ce conte ancien, narré avec une élégance nouvelle et enchanteresse, est une toile qui mérite un cadre en or. N’est-ce pas, belle lectrice ? - Mais, diantre ! Vous restez pensive ! Votre front délicat ploie-t-il sous le poids de graves pensées ? Ah ! Celles-ci naissent de tableau-même, que l’auteur, par une ironie amère, a appelé conte joyeux !

[...]

Nous sommes donc passés du pays des fées à la prose de la vie, et nous nous trouvons au café Plombier, en pleine Bohème, un bock à la main et la pipe à la bouche... Là, s’agitent en désordre, des groupes d’étudiants et d’artistes, d’âmes errantes et de penseurs, têtes phosphorescentes bien remplies, fronts juvéniles qui cherchent, avides, le vieux laurier vert.

Il y a là ce Garcin, aimé entre tous, triste, rêveur, bon buveur d’absinthe, brave improvisateur, et, comme bohème, un Bayard sans peur ni reproche. Vous le voyez bien, le costume et la scène ont changé, mais c’est le même poète anonyme que le roi bourgeois a laissé mourir de faim, celui que la Reine Mab a enveloppé dans son voile, le mendiant qui a lancé dans les airs telle une flèche de feu, sa stridente « Chanson de l’Or ».

Les bohèmes le nomment Oiseau bleu. Il fait des madrigaux et cueille les violettes des champs pour Nini, sa belle voisine.

Mais, le candide et doux idylle est brusquement interrompu par la mort de Nini.

Garcin sourit tristement, dit au revoir à ses amis comme si c’était une blague, mais avec des mots mystérieux et, ensuite, met fin à l’idylle en se faisant sauter la cervelle.

Le roi bourgeois

[...]

Morceau de musique contre morceau de pain. Et plus de charabia, ni d’idéaux. Vous pouvez disposer.

[...]

 

L'oiseau bleu

[...]

Le pauvre Garcin était bel et bien fou.

Il reçut un jour une lettre de son père, un vieux provincial originaire de Normandie, marchand de chiffons, qui disait plus ou moins ceci :

« Je suis au courant de tes

folies parisiennes. Tant que tu ne changeras pas, tu n’auras pas un seul sou de moi. Débarrasse mon plancher de tes livres, fainéant, et quand tu auras brûlé tes

manuscrits imbéciles, tu auras mon argent. »

[...]

 

On tient généralement Rubén Darío (1867-1916), homme de lettres, diplomate, mais surtout poète pour l’initiateur du mouvement moderniste aux Amériques. La publication en 1888 de son recueil Azul..., aux formes poétiques novatrices, suscita un accueil chaleureux aussi bien de la part du chilien Eduardo de la Barra qui écrivit le Prologue de la première édition, que de l’espagnol Juan Valera, dont la voix critique était alors dotée d’une portée certaine. La lettre qu’il écrivit à Rubén Darío et qui sert à son tour de Prologue aux éditions postérieures de Azul... fit non seulement connaître le poète nicaraguayen en Europe mais attira l’attention sur les littératures en langue espagnole venues de l’autre côté de l’océan et sur le souffle nouveau qui les caractérisaient.

Télécharger le dossier de presse de ce titre

Section en travaux, repassez prochainement

La polysémie du mot bordée nous a semblé propice à héberger un certain nombre de prolongements thématiques en relation avec ce titre : la bordée, qu'elle soit un terme de navigation maritime, ou bien l'incitation à une escapade collective, élargit le hublot par lequel on (a)perçoit l'autre rive. Vous trouverez dans cette section des articles, médias ou entretiens susceptibles de faire écho au texte publié.

Section en travaux, repassez prochainement

Payer en ligne cet achat

Pour acheter nos ouvrages via notre site internet, il vous suffit de vous promener sur notre catalogue et de remplir votre panier.

Le paiement se fait via PayPal (paiement PayPal ou par carte bancaire). Il est donc complètement sécurisé.

Nous garantissons des délais d'expédition extrêmement brefs.

Payer par chèque

Vous pouvez passer commande en nous écrivant via le formulaire de contact, voire directement à l'adresse mail des éditions (contact@atelier-du-tilde.org) ou bien par téléphone (06 77 11 07 37)  Votre commande sera expédiée après réception de votre paiement (chèque ou virement).

 

En librairie

Tous nos ouvrages sont référencés sur les bases de données professionnelles.

Toutes les librairies de France sont donc à même de les commander même s'ils n'ont pas nos livres en boutique.

Nous garantissons l'efficacité et la rapidité de l'expédition.

 

Pour accéder à la liste de nos librairies partenaires, cliquez ici.

Tous droits réservés L'atelier du tilde / Alexis Dedieu

Dernière mise à jour : printemps 2015