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Les deux rossignols & La crevette enchantée, José Martí

Collection Les petits plis

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JOSÉ MARTÍ

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José Martí

Les deux rossignols

& La crevette enchantée

1ère éd. 2011

40 pages

9 x 24 cm

8 euros

ISBN : 979-10-90127-03-6

ÉPUISÉ

Édition soignée, tirage limité, pochette façonnée à la main, tissu et papier de couverture Artoz.

 

Contes. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Marie-Charlotte Bonnot & Magali Homps

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Édition soignée, reliée à la main

Vous pouvez observer les étapes du travail de façonnage et de reliure d'un titre de la collection Les petits plis sur le blog des éditions.

Résumé

Les deux rossignols, publié dans le quatrième et dernier numéro de la revue L’Âge d’or (octobre 1889) est une adaptation libre d’un conte, traduit de l’allemand, du Danois Hans Christian Andersen, « Le rossignol et l’Empereur de Chine » paru en 1843, dans la série des Contes de fées.

On y retrouve l'Empereur de Chine, apprenant un jour qu’il existe hors de son palais un merveilleux rossignol au chant incomparable. Aussitôt amené auprès de l’Empereur, le rossignol ne dément nullement sa réputation. Lorsqu’un jour, un rossignol mécanique tout de pierreries orné est offert à l’Empereur, l’oiseau mécanique, jugé plus fiable, détrône dans un premier temps le vrai rossignol. Mais toute mécanique en vient un jour à se gripper....

 

La Crevette enchantée figure dans le n° 3 d’août 1889 de la revue. Il s’agit d’une nouvelle adaptation d’un conte du Français E. Laboulaye,  «L’écrevisse, conte estonien», publié dans un recueil posthume, les Derniers contes bleus (Paris, 1884) et dont il existe de nombreuses versions en Europe, qu’il s’agisse des frères Grimm ou de Pouchkine.

Conte merveilleux, on y retrouve le motif des trois vœux et de l’animal secourable, en l’espèce d'une crevette merveilleuse, qui aurait pu sortir à jamais de leur pauvreté Loppi et Masicas si…

 

Deux contes à claire valeur éducative, dont aucune pesanteur didactique ne vient cependant alourdir l’écriture tout à la fois légère et colorée pas plus que le plaisir renouvelé de la lecture.

Les deux rossignols

 

Le palais de l’empereur était splendide. Splendide aussi la porcelaine que l’on avait fabriquée avec la poudre du meilleur kaolin, une porcelaine de lumière qui tintinnabulait comme de la musique, évoquant l’aurore et le moment où le soir commence à tomber. Dans les jardins, il y avait des orangers nains, portant plus d’oranges que de feuilles, des bassins où nageaient des poissons jaunes et carmin aux ceintures d’or. Il y avait aussi des roseraies, où l’on avait accroché à des roses rouges et noires des clochettes d’argent, pour qu’elles répandent à la fois de la musique et du parfum. Tout au fond de ce jardin, il y avait une belle et grande forêt qui donnait sur la mer bleue. Et, dans l’un des arbres de la forêt, vivait un rossignol qui chantait aux pauvres pêcheurs des chansons si belles, qu’ils en oubliaient d’aller pêcher. Et on pouvait les voir sourire de plaisir ou bien pleurer de bonheur, et ouvrir grand leurs bras ou encore lancer des baisers dans les airs, comme s’il étaient fous. « L’ivresse de la chanson est meilleure que celle du vin de riz ! ». disaient les pêcheurs. Les femmes étaient contentes, car lorsque le rossignol chantait, leurs maris et leurs fils ne buvaient pas autant de vin de riz. Les pêcheurs avaient tôt fait d’oublier le chant lorsqu’ils ne l’entendaient plus. Mais, dès qu’ils l’entendaient à nouveau, ils s’embrassaient comme des frères et disaient : « Comme le chant du rossignol est beau ! ».

[...]

 

La Crevette enchantée

 

Dans un pays lointain, du côté de la Russie, dans un village proche de la mer Baltique, vivait le pauvre Loppi. Il habitait une vieille masure, et avait pour seule compagnie sa hache et sa femme. Pour la hache, ça allait ! Mais sa femme s’appelait Masicas, ce qui signifie « fraise aigre », et pour être aigre, ça, Masicas l’était : aussi aigre que la fraise des bois. Tu parles d’un nom : Masicas ! Bien entendu, jamais elle ne se fâchait si l’on faisait à sa façon ou qu’on lui donnait raison, mais si l’on refusait de céder à ses caprices, alors mieux valait fuir au fin fond du bois pour ne plus l’entendre. Masicas restait silencieuse du matin au soir à mijoter leur prochaine dispute, pendant que Loppi trimait dehors avec sa hache, coupe que je te coupe, pour ramener du pain sur la table. Et à peine Loppi était-il rentré, qu’elle ne cessait de le réprimander du soir au matin. Il faut bien avouer qu’ils étaient très pauvres, et lorsqu’une personne n’est pas gentille, la pauvreté la rend de mauvaise humeur. Et il faut bien reconnaître que la maison de Loppi était vraiment, vraiment très pauvre. Les araignées ne tissaient pas leur toile dans les recoins, parce qu’il n’y avait tout simplement pas de mouche à attraper, et les deux souris égarées qui ont osé s’y aventurer un jour, en sont mortes de faim.

[...]

José Martí (1853-1895), peut-être plus connu comme voix politique cubaine majeure de la fin du XIXe siècle, a beaucoup œuvré pour l’Indépendance de l’Île, prêchant l’unité des Amériques hispaniques et la nécessité de forger des nations d’hommes et de femmes libres pourvus d’un jugement critique fondé, tout en dénonçant l’impérialisme naissant des États-Unis. Mais c’est aussi un grand poète, précurseur du modernisme, un conteur et un essayiste au souffle puissant et harmonieux, un orateur persuasif, un journaliste curieux et attentif aux évolutions multiples et complexes du monde, un pédagogue hardi, et un lecteur insatiable dont l’importance ne peut être que soulignée tant son œuvre et son action résonnent encore aujourd’hui.

 

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Dernière mise à jour : printemps 2015