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Petit doigt, José Martí

Collection Les petits plis

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JOSÉ MARTÍ

DOSSIER DE PRESSE

BORDÉES

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José Martí

Petit doigt

1ère éd. 2011

36 pages

9 x 24 cm

8 euros

ISBN : 979-10-90127-02-9

ÉPUISÉ

Édition soignée, tirage limité, pochette façonnée à la main, tissu et papier de couverture Artoz.

 

Conte. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Julia Cultien

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Édition soignée, reliée à la main

Vous pouvez observer les étapes du travail de façonnage et de reliure d'un titre de la collection Les petits plis sur le blog des éditions.

Résumé

« Petit Doigt », est l’un des contes figurant dans le premier numéro de L’Âge d’or, revue illustrée entièrement rédigée par José Martí depuis New York en juillet 1889 à destination des enfants des Amériques (publié par L'atelier du tilde éditions en intégralité).

Adapté d’un conte du français Édouard Laboulaye : « Poucinet » (Contes Bleus, 1864), lui-même adapté d’un conte estonien, il met en scène un petit garçon qui par sa curiosité, son insatiable désir de connaître, sa bonté et son astuce parviendra à surmonter épreuves et embûches, épousera la Princesse et deviendra un gouvernant aimé et respecté de son peuple pour son équité.

Conte à l’écriture rythmée, dépouillé de toute morale explicite pesante, il s’inscrit parfaitement dans la volonté de José Martí de transmettre à son jeune public de manière amène dans une langue non dénuée de poésie, des notions d’éthique et d’engagement, tout en établissant un lien entre les langues et les cultures.

I

 

Il y a très longtemps, dans un pays lointain, vivaient un paysan et ses trois fils : Pedro, Pablo et Juancito. Pedro était grand et gros, il avait le visage rouge et peu d’esprit ; Pablo lui, était chétif et pâle, envieux et jaloux ; quant à Juancito il était beau comme une femme, plus léger qu’un ressort et si petit qu’il pouvait se cacher dans les bottes de son père. Personne ne l’appelait Juan, mais Petit Doigt.

Le paysan était si pauvre que c’était jour de fête quand quelqu’un ramenait un centime à la maison. Le pain coûtait très cher, même si ce n’était que du pain noir, et ils ne parvenaient pas à subvenir à leurs besoins. Lorsque les trois garçons eurent grandi, le père les encouragea à quitter sa pauvre masure, et à partir chercher fortune à travers le monde. Ils avaient le cœur brisé de devoir laisser seul leur vieux père, et de faire leurs adieux pour toujours aux arbres qu’ils avaient plantés, à la petite maison où ils étaient nés, au petit ruisseau où ils avaient l’habitude d’aller boire, dans le creux de leur main. À une lieue de là, vivait le roi du pays, dans un château magnifique, tout en bois, avec vingt balcons de chêne sculpté, et six petites fenêtres. Or, par une nuit de forte chaleur, surgit soudain de terre, devant les six fenêtres, un chêne énorme aux branches si grosses et au feuillage si dense, qu’il plongea le château du roi dans l’obscurité.

[...]

José Martí (1853-1895), peut-être plus connu comme voix politique cubaine majeure de la fin du XIXe siècle, a beaucoup œuvré pour l’Indépendance de l’Île, prêchant l’unité des Amériques hispaniques et la nécessité de forger des nations d’hommes et de femmes libres pourvus d’un jugement critique fondé, tout en dénonçant l’impérialisme naissant des États-Unis. Mais c’est aussi un grand poète, précurseur du modernisme, un conteur et un essayiste au souffle puissant et harmonieux, un orateur persuasif, un journaliste curieux et attentif aux évolutions multiples et complexes du monde, un pédagogue hardi, et un lecteur insatiable dont l’importance ne peut être que soulignée tant son œuvre et son action résonnent encore aujourd’hui.

 

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Dernière mise à jour : printemps 2015